Les autorités ont récupéré les corps de 17 migrants irréguliers retrouvés échoués sur les plages de l’ouest de l’Égypte, ont rapporté samedi les médias locaux.
Le parquet du gouvernorat de Matrouh, dans l’ouest du pays, a entamé samedi un second examen pour identifier les corps.
Les corps ont été découverts à l’intérieur d’un bateau de migrants qui s’est échoué jeudi près de la ville de Sidi Barrani, a rapporté le journal Al Masry Al Youm.
Un examen initial, réalisé vendredi, a révélé que sept des victimes étaient de jeunes hommes égyptiens, selon la même source.
Renforcement de la sécurité le long des côtes égyptiennes
Le quotidien d’État Al Ahram a indiqué que des habitants d’un village de Sidi Barrani ont trouvé jeudi un canot pneumatique échoué, contenant les corps en décomposition de 12 jeunes hommes et adolescents.
« Les opérations de recherche se sont intensifiées et la zone a été fouillée ; cinq autres corps ont été retrouvés, portant le bilan à 17 », rapporte Al Ahram.
Les premières enquêtes ont indiqué que le bateau était parti des côtes libyennes et transportait des migrants de différentes nationalités africaines et asiatiques, a-t-il ajouté.
Depuis le naufrage d’un bateau transportant des centaines de migrants au large de Rosette en septembre 2016, qui a fait environ 200 morts, les autorités égyptiennes ont annoncé à plusieurs reprises avoir renforcé la sécurité le long de leurs côtes.
Point de départ majeur
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi affirme que son pays n’a autorisé aucun départ de bateaux de migrants irréguliers vers l’Europe via les eaux égyptiennes depuis la fin de 2016.
Avec le durcissement des contrôles égyptiens, la côte libyenne est devenue un point de départ majeur pour les migrants irréguliers en direction de l’Europe, en particulier en provenance de pays africains et du Moyen-Orient.


















