Le président américain Donald Trump a écarté toute perspective de frappes militaires immédiates contre l’Iran, estimant que la posture actuelle de Washington constitue une « situation brillante », alors que son administration se satisfait du niveau de pression exercé sur Téhéran.
Dans un entretien téléphonique accordé au Financial Times, quelques heures avant la fermeture des bureaux de vote des élections américaines de mi-mandat, Trump a minimisé les spéculations selon lesquelles il préparerait une intensification des hostilités après le scrutin.
« Nous semblons obtenir tout ce que nous voulons », a-t-il déclaré.
Interrogé sur les signaux insistants du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a laissé entendre qu’une frappe militaire pourrait intervenir plus tard cette semaine, Trump a affirmé que les forces armées américaines restaient prêtes à intervenir, tout en soulignant qu’une opération militaire pourrait finalement ne pas être nécessaire.
« Je suis prêt, nous sommes prêts. Nous sommes armés et prêts à intervenir si nécessaire, mais il se pourrait qu’il n’y ait aucune raison de le faire », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent après des frappes aériennes américaines lundi contre des sites situés sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. Washington a présenté cette opération comme une action défensive destinée à protéger les intérêts américains.
Trump a également affirmé que le blocus naval américain des ports iraniens paralysait efficacement l’économie du pays, assurant que davantage de pétrole brut transitait désormais par ce passage maritime stratégique qu’avant le conflit.
Le président américain a rejeté l’idée selon laquelle Washington serait toujours engagé dans une confrontation active avec Téhéran.
« Nous ne sommes pas vraiment en guerre, parce que nous les avons frappés avec les bombardiers B-2 et anéanti leur capacité nucléaire potentielle… Si l’on y réfléchit, nous n’avons pas vraiment été en guerre contre eux depuis longtemps, six mois peut-être, voire davantage », a-t-il déclaré.
Trump a par ailleurs confirmé la poursuite de discussions indirectes concernant les quelque 454 kilogrammes d’uranium enrichi détenus par l’Iran.
« Même s’il se trouve sous des centaines de tonnes de roches, je dirais que je ne suis pas satisfait qu’il soit encore là », a-t-il déclaré.
« C’est donc l’un des sujets que nous abordons avec eux… Nous verrons comment tout cela évoluera. »

















