Douze mois après les violences survenues à la suite de l’élection présidentielle de 2025 en Tanzanie, les autorités cherchent à relancer le dialogue politique et à répondre aux conséquences de la crise.
S’appuyant sur les conclusions d’une commission d’enquête dirigée par Mohamed Chande Othman, la présidente Samia Suluhu Hassan a présenté plusieurs mesures visant à traiter les causes et les impacts des troubles.
Le rapport fait état d’au moins 518 morts et de plus de 800 blessés par balles. Il souligne également que le bilan pourrait être sous-estimé, certaines victimes n’ayant pas été officiellement recensées.
La question des disparitions reste également préoccupante, avec 245 personnes toujours portées manquantes. Des témoignages évoquent des corps identifiés puis introuvables, ce qui alimente les doutes et les appels à des investigations approfondies.
Les violences avaient éclaté dans un climat politique tendu, marqué par des contestations de l’opposition et des restrictions durant le processus électoral.
Réélue dans un contexte controversé, Samia Suluhu Hassan a reconnu que ces événements ont aggravé les tensions nationales, appelant à des réformes pour éviter qu’une telle crise ne se reproduise.
Parmi les initiatives annoncées figure la mise en place d’une commission de réconciliation chargée de favoriser l’apaisement et le dialogue entre les différentes parties.
Un organe d’enquête criminelle sera également créé afin d’identifier les responsables des violences et d’examiner les accusations liées aux destructions, aux enlèvements et aux disparitions.
Si ces mesures traduisent une volonté de changement, de nombreux observateurs estiment que leur mise en œuvre sera déterminante pour restaurer la confiance et assurer une stabilité durable dans le pays.
Source: Newstimehub















