“N’ayons pas peur d’être différents” : le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo appelle à repenser les symboles et distinctions honorifiques de l’AES pour mieux affirmer l’identité et la souveraineté des peuples du Sahel.
Réunis mercredi à Ouagadougou pour leur première rencontre technique, les secrétaires généraux des Grandes Chancelleries du Burkina Faso, du Mali et du Niger travaillent à l’élaboration d’un cadre commun de reconnaissance du mérite dans l’espace AES.
“N’ayons pas peur d’être différents”
Pour le Premier ministre burkinabè, cette réflexion doit aller au-delà d’une simple harmonisation institutionnelle. Elle doit s’inscrire dans la démarche de rupture et d’affirmation de la souveraineté portée par les trois États. Il appelle notamment à se détacher de pratiques de chancelleries encore largement marquées par l’héritage colonial.
“Dans nos discours et dans les symboles, nous devons célébrer notre identité”, a-t-il insisté, invitant à puiser dans les traditions, l’histoire et les réalités socioculturelles du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
L’objectif est ainsi de faire émerger une reconnaissance du mérite davantage enracinée dans les valeurs, les cultures et les références propres aux peuples de l’AES, tout en transmettant ces symboles à la jeunesse. Une manière, selon Ouagadougou, de faire des distinctions honorifiques un outil de réappropriation identitaire et de consolidation de la souveraineté confédérale.

















