Tima Medya

Soudan: emprisonné, l’ex-président Béchir demande à suivre des soins à l’étranger

Béchir, 82 ans, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale en 2010, accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre dans le conflit sanglant qui a éclaté au Darfour en 2003.

Newstimehub

Newstimehub

2 Oct, 2026

d7408682 1de2 448c 9f2b 766cfbd58b5e 1790860442281

L’ex-président soudanais, Omar el-Béchir, actuellement emprisonné dans son pays, en guerre, a demandé une autorisation de se rendre à l’étranger pour des raisons médicales, a indiqué vendredi son avocat à l’AFP.

Agé de 82 ans, Béchir a récemment subi une dégradation de son état de santé et a été transféré d’un hôpital de Merowe, dans le nord du pays, à l’hôpital militaire spécialisé Aliaa à Omdourman, à proximité de la capitale Khartoum, d’après son avocat, Mohamed El-Hassan El-Amin.

Son état de santé nécessite d’effectuer “des tests médicaux et de l’imagerie cardiaque, qui ne sont pas accessibles actuellement dans les hôpitaux soudanais”, a-t-il ajouté.

“Nous ne visons pas un pays en particulier, il peut aller dans tout pays en capacité de proposer cette prise en charge”, a assuré l’avocat.

Dans un communiqué publié mercredi, la famille de l’ancien dirigeant assure que son état de santé s’est dégradé au point qu’une prise en charge à l’étranger est devenue “urgente”, sans donner davantage de détails médicaux.

Omar el-Béchir était arrivé au pouvoir en 1989, avant d’être renversé à son tour en 2019 par l’armée après des manifestations de la population. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale en 2010, accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre dans le conflit sanglant qui a éclaté au Darfour en 2003 opposant les milices pro-Béchir à des groupes rebelles issus de minorités qui dénonçaient des discriminations.

L’actuelle guerre au Soudan oppose depuis avril 2023 l’armée soudanaise, dirigée par Abdel Fattah al-Burhane, aux Forces de soutien rapide (FSR), des paramilitaires commandés par Mohammed Hamdane Daglo.

Topfiyt Dijital Platform