Le chef du gouvernement britannique, Keir Starmer, a annoncé lundi sa démission après des mois de pressions, déclenchant ainsi un processus qui verra la Grande-Bretagne se doter de son septième Premier ministre en une décennie.
Il reconnait avoir perdu le soutien des députés de son parti, le Parti travailliste.
Il a déclaré avoir informé le roi Charles III de sa décision de démissionner afin qu’un nouveau chef du Parti travailliste, et donc un nouveau Premier ministre, puisse être élu.
« Je resterai en fonction en tant que Premier ministre jusqu’à la fin de la procédure d’élection, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer une passation de pouvoir dans les règles », a-t-il déclaré.
L’autorité de Starmer ne cessait de s’effriter depuis que le Parti travailliste avait essuyé une défaite cuisante lors des élections locales et régionales de mai.
Il n’a pas pu résister plus longtemps à la pression après la confirmation, la semaine dernière, du retour de son rival Andy Burnham au Parlement, ouvrant ainsi la voie à une contestation attendue de sa direction.
Burnham, un politicien travailliste chevronné, doit prendre ses fonctions à la Chambre des communes plus tard dans la journée de lundi, après avoir remporté jeudi une élection législative partielle à Makerfield, dans le nord-ouest de l’Angleterre.
Starmer a indiqué qu’il demanderait au Comité exécutif national de son parti de fixer un calendrier, les candidatures devant être déposées à partir du 9 juillet et avant la pause estivale.

















