La République démocratique du Congo a annoncé la mise en place d’une force paramilitaire dédiée à la sécurisation de ses zones minières, un secteur clé pour son économie.
Baptisée « garde minière », cette unité a été instituée par l’Inspection générale des mines (IGM). Elle aura pour mission d’assurer la protection des sites d’extraction ainsi que du transport des ressources minières à travers le pays.
La RDC demeure un acteur majeur sur le marché mondial des matières premières, notamment en ce qui concerne le cobalt, indispensable aux batteries électriques, mais aussi le cuivre, le coltan et le lithium.
Doté d’un budget estimé à 100 millions de dollars, ce programme s’inscrit dans le cadre de coopérations internationales, notamment avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, bien que les détails du financement restent limités.
Selon les autorités, plus de 20 000 agents devraient être progressivement déployés d’ici 2028 dans les différentes zones minières. Les recrues bénéficieront d’une formation de six mois avant leur affectation, avec un premier déploiement prévu avant la fin de l’année.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est du pays, où l’insécurité affecte régulièrement les zones riches en ressources naturelles.
À travers cette initiative, les autorités congolaises entendent mieux contrôler l’exploitation minière, sécuriser les investissements et protéger une source essentielle de revenus pour l’économie nationale.
Source: Newstimehub















