La journaliste et influenceuse congolaise, connue pour ses prises de position très critiques envers le pouvoir de Félix Tshisekedi et sa proximité affichée avec la colition rebelle AFC/M23, a été arrêtée le 30 août en Tanzanie à la demande des autorités judiciaires de la RDC.
Dans un communiqué, le ministère congolais de la Justice précise que l’interpellation a été exécutée par les autorités tanzaniennes sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par la justice congolaise. Kinshasa indique que cette mesure s’inscrit dans le cadre de plusieurs « dossiers pénaux en cours d’instruction ».
Le ministère rappelle également que des commissions rogatoires internationales avaient été adressées aux autorités belges en octobre et novembre 2025 et que des mandats d’arrêt internationaux avaient été émis dans ces procédures.
Figure très active sur les réseaux sociaux, Denise Dusauchoy s’est progressivement éloignée du pouvoir congolais pour devenir une voix ouvertement hostile à Kinshasa. Elle a également affiché son soutien à l’AFC/M23, une coalition rebelle qui contrôle de vastes territoires dans l’est de la RDC, dans un conflit qui oppose le groupe aux forces armées congolaises.
Son arrestation intervient après un précédent judiciaire : en décembre 2024, elle avait été condamnée à trois ans de prison à Kinshasa pour faux bruits, faux en écriture et injures publiques.
Le ministère de la Justice insiste toutefois sur un point : l’arrestation « ne préjuge en rien » de sa culpabilité. Denise Dusauchoy reste présumée innocente jusqu’à une décision judiciaire définitive.

















