Paludisme : l’Afrique en première ligne face à une maladie persistante

Malgré des avancées notables, le paludisme continue de représenter un défi majeur de santé publique, en particulier en Afrique subsaharienne.

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29 Apr, 2026

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril, l’Organisation mondiale de la santé a appelé à redoubler d’efforts pour contenir la maladie, tandis que la CEDEAO a mis en avant l’importance d’une réponse collective à l’échelle régionale.

Les dernières estimations confirment que l’Afrique subsaharienne reste de loin la région la plus touchée, concentrant environ 95 % des cas et des décès liés au paludisme. Les enfants de moins de cinq ans figurent parmi les principales victimes, représentant une large part des décès.

Depuis le début des années 2000, des progrès significatifs ont été réalisés grâce à des initiatives internationales, notamment Roll Back Malaria, qui ont permis d’élargir l’accès aux moustiquaires, aux traitements et aux campagnes de prévention.

Cependant, l’éradication du paludisme reste un objectif difficile à atteindre. Les systèmes de santé fragiles, le manque de financements durables et les inégalités d’accès aux soins continuent de limiter l’impact des politiques mises en œuvre.

En parallèle, des facteurs environnementaux et biologiques compliquent la situation. Le moustique Anopheles prospère dans des conditions climatiques favorables, tandis que la résistance croissante aux traitements et aux insecticides réduit l’efficacité des outils existants.

Face à ces défis, de nouvelles stratégies émergent. L’Union africaine, en collaboration avec l’OMS, mise sur une approche intégrée combinant innovation, financement local et coopération régionale.

Le développement et le déploiement de vaccins comme RTS,S et R21 représentent une avancée importante, bien que leur efficacité dépende de leur diffusion à grande échelle.

À l’échelle mondiale, la maladie continue de progresser, avec des centaines de millions de cas recensés chaque année, soulignant l’écart persistant entre les objectifs internationaux et les réalités du terrain.

Source: Newstimehub