Mercredi, des dizaines de colons israéliens ont pénétré dans l’enceinte de la Al-Aqsa Mosque Compound, à Jérusalem-Est occupée, sous une protection policière renforcée, d’après des responsables palestiniens.
Le gouvernorat de Jérusalem rapporte que les groupes présents ont circulé dans les cours du site et accompli des rituels religieux perçus comme provocateurs, notamment des prosternations à proximité de la porte Bab al-Rahma et du Dôme du Rocher.
Des organisations affiliées au mouvement dit du « Temple » auraient encouragé d’autres colons à entrer sur le site et à y brandir des drapeaux israéliens.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de durcissement des mesures sécuritaires à Jérusalem-Est, marqué par l’installation de checkpoints, la fermeture de routes et des restrictions d’accès imposées aux fidèles palestiniens.
Depuis le début du mois d’avril, les incursions de ce type se sont multipliées, accompagnées de pratiques religieuses visibles à l’intérieur du complexe.
La semaine précédente, le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir s’était également rendu sur place pour y effectuer des rituels, une visite qui s’ajoute à plusieurs déplacements similaires depuis son entrée en fonction.
La mosquée Al-Aqsa est considérée comme le troisième lieu saint de l’islam, tandis que les Juifs désignent le site comme le « Mont du Temple », qu’ils associent à d’anciens lieux de culte.
Depuis 2003, l’accès des non-musulmans au site est autorisé par les autorités israéliennes à des horaires précis, sauf les jours de prière importants.
Les Palestiniens accusent Israël de chercher à modifier le statut du site et à en altérer l’identité, dans le cadre du conflit plus large sur Jérusalem-Est, qu’ils revendiquent comme capitale de leur futur État.
Cette position s’appuie sur des résolutions internationales qui ne reconnaissent ni l’annexion de 1980 ni l’occupation de 1967.
Source: Newstimehub















