Ce matin, les tensions sont vives entre les deux pays, à peine 20 jours après la signature d’un accord censé avoir réglé la question du détroit d’Ormuz et ouvert la voie à des négociations sur le dossier nucléaire.
En début de matinée, Mohammad Baqer Ghalibaf a dénoncé les “menaces persistantes de nouvelles frappes”, le rétablissement des sanctions pétrolières et les frappes visant le sud de l’Iran. Téhéran a lancé des missiles contre des bases américaines situées dans le Golfe, juste après les frappes américaines de la nuit au Koweit et à Bahreïn.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que ses forces avaient mené 80 frappes offensives contre des systèmes de défense aérienne iraniens, des sites de radars côtiers et des capacités de missiles antinavires autour du détroit d’Ormuz. D’après le CENTCOM, l’opération visait à affaiblir “la capacité de l’Iran à continuer d’attaquer le commerce international transitant par ce corridor commercial international”.
Ces derniers jours, trois navires ont été attaqués alors qu’ils traversaient le détroit d’Ormuz. Ces frappes sont attribuées à l’Iran. Mardi, le Qatar a convoqué l’ambassadeur adjoint d’Iran à Doha pour protester contre ce qu’il a qualifié d’attaque iranienne contre le navire qatari Al Rekayyat près du détroit d’Ormuz.
Le nœud du problème réside dans la route empruntée par ces navires. L’Iran estime désormais que les bateaux qui souhaitent franchir le détroit doivent suivre la route longeant les côtes iraniennes et coordonner leur passage avec les autorités iraniennes. Avant la guerre déclenchée par Donald Trump et le Premier ministre Netanyahu, le passage s’effectuait dans une voie maritime internationale bénéficiant d’un droit de passage situé au centre du détroit.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a affirmé que Téhéran restait déterminé à garantir la sécurité de la navigation dans cette voie maritime stratégique. Il a toutefois souligné que “les navires qui empruntent des routes non coordonnées avec les autorités iraniennes s’exposent à des risques et perturbent les efforts de la République islamique d’Iran visant à faciliter une circulation sûre dans le détroit d’Ormuz”.

















