Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelle les communautés de l’est de la République démocratique du Congo à respecter des pratiques d’inhumation sûres et dignes, alors que les autorités sanitaires luttent contre une flambée d’Ebola qui se propage rapidement.
Lors d’une visite à Bunia, épicentre de l’épidémie dans la province d’Ituri, Tedros a insisté sur le fait que la collaboration des communautés reste essentielle pour maîtriser la maladie.
Il a assuré que les équipes de l’OMS continueraient d’appuyer les communautés touchées, notamment en aidant les familles à organiser « des enterrements sûrs et dignes » pour les victimes d’Ebola, une mesure que les experts de la santé jugent cruciale pour interrompre la chaîne de transmission.
Cet appel intervient alors que s’accroît l’inquiétude que l’épidémie se propage plus rapidement que les efforts de riposte.
L’OMS indique que la crise actuelle est causée par la souche Bundibugyo d’Ebola, pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin autorisé ni traitement spécifique.
Selon les données récentes de l’OMS, à la date du 27 mai, la RDC avait enregistré 125 cas confirmés d’Ebola, dont 17 décès, ainsi que 906 cas suspects et 223 décès suspects en cours d’investigation dans les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Plus de 2 600 contacts ont été identifiés et sont suivis par les équipes sanitaires.
Lire aussi :
Des responsables de l’OMS précisent que l’augmentation du nombre de cas suspects observée dans certaines zones reflète des efforts accrus d’enquête et de dépistage plutôt qu’une hausse soudaine des infections.
Toutefois, l’agence met en garde contre le fait que l’insécurité, les mouvements de population, la résistance communautaire et les attaques visant le personnel de santé continuent de perturber les activités de prévention.
Tedros a également lancé un nouvel appel à une aide internationale substantielle, précisant que l’OMS n’a reçu qu’une petite partie des financements nécessaires à la riposte.
Des organisations humanitaires, dont Médecins Sans Frontières, ont averti que l’épidémie dépasse les ressources disponibles et pourrait s’aggraver sans personnel supplémentaire, matériel et financement.
La flambée, confirmée officiellement en mai, constitue la 17e épidémie d’Ebola en RDC et s’est déjà étendue au-delà des frontières du pays, le voisin Ouganda signalant des cas importés liés à cette crise.
















