Le vote du parlement s’est déroulé lors d’une séance à huis clos, à laquelle avaient été conviés jeudi les membres du Conseil (la deuxième chambre du Parlement) sous la dénomination « réunion d’urgence ».
La séance s’est conclue par un vote unanime en faveur d’une décision présidentielle prévoyant l’envoi d’une unité militaire au Niger.
Des membres du Conseil ont déclaré aux médias qu’il s’agit « de l’envoi d’un détachement de l’Armée nationale populaire pour assurer la sécurité de projets pétroliers de la société algérienne Sonatrach dans ce pays voisin ».
L’Assemblée populaire nationale (la première chambre du Parlement) devrait se réunir dimanche soir pour voter la même décision.
L’article 91 de la Constitution algérienne dispose que le président de la République « décide d’envoyer des unités de l’armée à l’étranger, après le vote des deux tiers de chaque chambre du Parlement » en faveur de la décision.
Si ces forces étaient effectivement envoyées, ce serait la première opération du genre depuis la guerre d’octobre 1973 entre, d’une part, l’Égypte et la Syrie et, d’autre part, Israël.
Mercredi, l’Algérie et le Niger ont signé un protocole d’accord en matière de coopération militaire, une étape s’inscrivant dans les efforts des deux pays pour renforcer la coordination bilatérale dans les domaines militaire et sécuritaire, selon un communiqué du ministère algérien de la Défense.
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La signature est intervenue à l’issue de la réception par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chef d’état-major de l’armée algérienne, le général de corps d’armée Saïd Chengriha, du ministre de la Défense nigérien, le général de corps d’armée Salifou Mody, qui a visité le pays arabe à la tête d’une délégation militaire.
Depuis plusieurs mois, l’Algérie et le Niger ont sensiblement renforcé leur coopération dans plusieurs domaines, notamment politique, diplomatique, militaire et économique, après une période de tensions dans leurs relations.
Fin août dernier, le ministère algérien de la Défense avait annoncé l’envoi de quatre avions de combat à Niamey, la capitale du Niger, « dans une mission de soutien à l’armée nigérienne pour faire face à une tentative de déstabilisation ».
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé, le 3 octobre courant, que son pays avait envoyé ces avions en réponse à une tentative de putsch survenue à Niamey.

















