La Türkiye a condamné vendredi la libération d’Alexandros Giotopoulos, chef du groupe terroriste “17 Novembre”, d’une prison grecque, qualifiant la décision des autorités grecques de manque de respect envers les diplomates turcs assassinés et leurs familles.
« Nous condamnons fermement la libération, le 21 mai 2026, d’Alexandros Giotopoulos, dirigeant de l’organisation terroriste 17 Novembre », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué, le décrivant comme l’instigateur des attaques visant des diplomates turcs à Athènes.
Le communiqué ajoute que Giotopoulos a été libéré malgré une condamnation à 17 peines de prison à perpétuité ainsi qu’à 25 années supplémentaires de détention pour avoir orchestré des attaques contre des diplomates turcs en Grèce.
« Une démonstration inacceptable de tolérance »
Le ministère a indiqué que Giotopoulos était derrière l’assassinat en 1991 de Cetin Gorgu, attaché de presse de l’ambassade de Türkiye à Athènes, la tentative d’assassinat la même année du conseiller d’ambassade Deniz Bolukbasi, ainsi que le meurtre en 1994 du conseiller Haluk Sipahioglu.
Selon le ministère, cette décision représente « une démonstration inacceptable de tolérance » envers « ce vil terroriste » et constitue « un grave manque de respect à la mémoire de nos diplomates martyrs et de leurs familles ».
La Türkiye a également appelé les autorités grecques à s’abstenir de toute action susceptible d’affaiblir les efforts de lutte contre le terrorisme et à assumer leurs responsabilités concernant la punition des terroristes condamnés.
Giotopoulos, chef terroriste condamné âgé de 82 ans, a été libéré jeudi d’une prison d’Athènes après qu’un tribunal a approuvé sa libération conditionnelle en raison de son âge avancé.


















