Dans le village d’Owino Ohuru, de nombreux résidents affirment continuer à souffrir des conséquences d’une intoxication au plomb, bien des années après l’arrêt d’une activité industrielle de recyclage.
Cette contamination remonte à l’exploitation d’une usine spécialisée dans le traitement de batteries, qui aurait rejeté des substances toxiques dans l’environnement local, affectant durablement les sols et les ressources en eau.
Selon les témoignages des habitants, cette pollution a entraîné une hausse des maladies graves, avec des symptômes touchant particulièrement les enfants et les personnes âgées, ainsi que plusieurs décès attribués à cette exposition.
Même après la fermeture du site en 2014, les effets sur la santé restent visibles, certains habitants souffrant encore de troubles physiques importants et de handicaps liés à l’empoisonnement.
Une procédure judiciaire a été engagée devant la Cour suprême du Kenya, qui a accordé une compensation financière à des milliers de victimes dans le cadre d’un recours collectif.
Cependant, des militants dénoncent des lenteurs dans la mise en œuvre de ces indemnisations, estimant que les populations concernées continuent de vivre dans des conditions précaires.
Dans un contexte plus global, des experts alertent sur les risques liés à l’essor des batteries en Afrique, soulignant que des situations similaires pourraient se reproduire sans régulation stricte.
Source: Newstimehub















