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Guinée-Bissau : la nouvelle constitution adoptée avec 70% des suffrages lors du referendum

L’adoption de la réforme ouvre la voie à une importante reconfiguration de la nature du système politique bissau-guinéen.

Newstimehub

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2 Sep, 2026

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La nouvelle constitution de la république de Guinée-Bissau soumise au référendum a été approuvée avec 70 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés mardi par la commission nationale électorale (CNE).

D’après les données compilées par la Cne, le « Oui » a obtenu 383 116 voix contre 160 954 voix pour le « Non » sur les 572 712 votants. Le nombre total d’inscrits sur les listes est de 914 428 électeurs inscrits. La participation s’est ainsi chiffrée à un taux de 63 % pour le référendum organisé le 30 août.

La Cne a fait savoir qu’aucune contestation n’a été enregistrée et que les résultats définitifs étaient attendus dans quelques jours de la Cour suprême.

L’adoption de la réforme ouvre la voie à une importante reconfiguration de la nature du système politique guinéen.

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Le pays va en effet passer d’un système semi-parlementaire en cours depuis l’indépendance à un système présidentiel fort. Le parlement va passer aussi de 102 à 65 membres dans cette nouvelle configuration qui donne désormais la prérogative au président de la République de nommer ou révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement.

Des partis politiques à l’image du PAIGC dirigé par Domingo Simoes Pereira et des organisations de la société civile ont contesté la légitimité du référendum, appelant à un boycott.

Pays en proie à une instabilité chronique depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau est dirigée par une junte militaire qui a pris le pouvoir en novembre 2025 à la suite d’un coup d’État contre Umaro Sissoco Embaló intervenu à la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle et des législatives.

Le gouvernement de transition dirigé par le général Horta N’Tam, un proche d’Embalo, s’est engagé à organiser une élection présidentielle le 6 décembre 2026 pour un scrutin qui devra porter à la tête de l’État le premier président du pays à gouverner sous ce nouveau système présidentiel approuvé par le référendum.

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