Les essais de traitements expérimentaux, de médicaments préventifs et de vaccins contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, à l’origine de l’épidémie en cours en République démocratique du Congo (RDC), progressent rapidement, a annoncé mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cette épidémie – la deuxième plus importante et la plus rapide jamais enregistrée – est provoquée par la rare souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement n’est actuellement homologué.
Vasee Moorthy, directeur par intérim du programme « R&D Blueprint » de l’OMS, a expliqué lors d’un point de presse à Genève que les protocoles de recherche élaborés avant le début de l’épidémie ont permis d’accélérer les essais de nouveaux traitements.
« Si l’on compare cette épidémie aux précédentes flambées d’Ebola, nous avons pu lancer les essais beaucoup plus rapidement. Les données précliniques que nous observons sont prometteuses », a-t-il déclaré.
Il a toutefois souligné que seuls les essais cliniques permettront de confirmer l’efficacité de ces traitements et vaccins.
Au 1er août, la RDC avait enregistré 3 748 cas confirmés et 1 657 décès, répartis dans 49 zones de santé de cinq provinces, selon les données de l’OMS. Environ 17 000 personnes contacts sont suivies, dont près de 80 % font l’objet d’un contrôle quotidien.
Un essai thérapeutique soutenu par l’OMS est actuellement mené dans trois centres de prise en charge en Ituri, en partenariat avec ALIMA et Médecins Sans Frontières (MSF). Plus de 50 patients ont déjà été recrutés et reçoivent différents traitements expérimentaux.
En parallèle, une étude pilotée par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de la RDC évalue l’efficacité de l’antiviral oral Obeldesivir pour prévenir la maladie chez des personnes exposées au virus.
La recherche vaccinale avance également. Un vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo, développé par l’Université d’Oxford et le Serum Institute of India, est entré en phase 1 au Royaume-Uni le 24 juillet, tandis qu’un candidat vaccin de Moderna devrait débuter ses essais cliniques au Canada cette semaine.
L’OMS examine enfin de nouvelles données pour déterminer si le vaccin de Merck, déjà homologué contre la souche Zaïre d’Ebola, pourrait également offrir une protection contre la souche Bundibugyo. Des recommandations sont attendues prochainement.

















