L’agence ghanéenne GoldBod a ordonné que l’or brut artisanal acheté par des collecteurs autofinancés en vue de son exportation soit raffiné localement à compter du 1er septembre, interdisant ainsi de fait les exportations d’or brut dans le cadre de ces accords, selon un communiqué.
Cette directive constitue la dernière mesure en date prise par GoldBod pour renforcer son emprise sur le vaste secteur de l’exploitation artisanale de l’or au Ghana, s’inscrivant dans le cadre d’une dynamique régionale plus large visant à conserver une plus grande part de la valeur générée par les exportations minières.
Le premier producteur d’or d’Afrique a créé GoldBod l’année dernière en tant qu’unique acheteur et exportateur agréé d’or artisanal, contribuant ainsi à stimuler la production et les entrées de devises étrangères.
La directive, publiée lundi par GoldBod, stipule qu’à compter du 1er septembre, aucun doré d’or acheté dans le cadre d’accords avec des acheteurs agréés ne pourra être exporté sous forme non affinée.
Tout cet or doit être raffiné dans des raffineries agréées ou désignées par le conseil d’administration avant que les demandes d’exportation ne soient examinées, a précisé GoldBod.
Les agrégateurs autofinancés, c’est-à-dire les acheteurs agréés qui s’approvisionnent en or à l’aide de leurs propres fonds, ont reçu pour instruction de modifier, d’ici le 31 août, les contrats d’achat existants conclus avec des acheteurs agréés afin d’y intégrer l’obligation de raffinage local.
GoldBod a déclaré qu’elle n’approuverait les exportations qu’après avoir confirmé que l’or avait été raffiné au Ghana, que les frais de raffinage avaient été réglés et que toutes les exigences en matière d’analyse, de réglementation et d’exportation avaient été respectées.
Les coûts de raffinage seront pris en charge soit par l’agrégateur, soit par l’acheteur agréé.
Tout manquement à cette obligation pourrait entraîner des sanctions, y compris le retrait de la licence, a précisé GoldBod.
GoldBod a exporté 104 tonnes métriques d’or issu de l’exploitation artisanale en 2025 et est en passe d’atteindre, voire de dépasser, ce volume cette année.

















