Le Cameroun a adopté une nouvelle révision constitutionnelle introduisant la fonction de vice-président. Le texte a été voté samedi par les députés et sénateurs réunis en congrès, avec une majorité écrasante.
Cette évolution institutionnelle modifie en profondeur l’équilibre du pouvoir dans le pays, en permettant au chef de l’État de désigner un vice-président. La réforme, soutenue par le camp présidentiel, ouvre la voie à une nouvelle organisation de l’exécutif.
Du côté de l’opposition, les critiques n’ont pas tardé. Maurice Kamto a dénoncé une initiative visant à verrouiller le pouvoir, évoquant un « passage en force » et appelant à une mobilisation citoyenne.
Selon ses opposants, cette mesure pourrait permettre au président Paul Biya, 93 ans, d’anticiper sa succession en choisissant directement son remplaçant, dans un contexte politique tendu.
Source: Newstimehub















