Le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du Burkina Faso depuis le coup d’État de septembre 2022, a affirmé jeudi que la population devait « oublier » la démocratie, lors d’une interview diffusée sur la télévision nationale.
Depuis son accession au pouvoir, la junte a dissous la commission électorale et interdit tous les partis politiques, étendant son contrôle sur les institutions et limitant la liberté d’expression. La période de transition, initialement prévue pour se terminer en juillet 2024, a été prolongée de cinq ans, permettant à Traoré de conserver le pouvoir dans un pays confronté à une insécurité persistante liée aux groupes djihadistes.
Les Nations unies ont appelé la junte à restaurer les libertés civiques et à lever les restrictions imposées aux médias internationaux. Le régime burkinabé maintient également une position critique envers les pays occidentaux, notamment la France, et contrôle strictement l’accès des journalistes étrangers.
Source: Newstimehub















