Du 26 au 29 mars 2026, Yaoundé accueille la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’objectif principal : repenser un système commercial mondial mis à rude épreuve par les tensions géopolitiques, la flambée des cours du pétrole et les désaccords persistants entre nations.
Plus de 4 000 représentants sont réunis pour quatre jours de négociations cruciales, afin d’éviter un blocage institutionnel. Lors de l’ouverture, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a souligné la nécessité d’adapter l’organisation aux réalités actuelles : « L’ancien ordre mondial ne peut être restauré. Nous devons créer un cadre modernisé, préserver les acquis, corriger les failles et combler les lacunes », a-t-elle déclaré.
Les frictions entre les États-Unis, l’Iran et Israël accroissent le risque d’une crise pétrolière globale, avec des impacts immédiats sur les chaînes d’approvisionnement. Par ailleurs, l’OMC reste affaiblie par des divergences profondes entre pays développés et émergents, notamment sur les subventions agricoles et la régulation du commerce numérique.
Après les perturbations provoquées par la pandémie et la guerre en Ukraine, le commerce international subit une pression sans précédent. La conférence de Yaoundé constitue donc un rendez-vous décisif pour actualiser les textes fondateurs de l’organisation, jugés obsolètes face aux défis contemporains : transition énergétique, transformation numérique, équité économique et adaptation au changement climatique.
Source: Newstimehub















