Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient samedi après le chavirement, au large des côtes tunisiennes, d’un bateau transportant 15 migrants en situation irrégulière, a déclaré un responsable aux médias locaux.
Le porte-parole de la Garde nationale, Houcem Eddine Jebabli, s’exprimant sur la radio Mosaique FM, a indiqué que le bateau avait coulé à 14 miles nautiques au large de Zarzis dans la nuit de vendredi à samedi, et qu’une personne avait été secourue à ce jour.
La Garde nationale n’a pas précisé s’il y avait eu des décès confirmés.
Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mostafa Abdelkebir, a déclaré sur Facebook que quatre corps avaient été retrouvés, mais on ignorait encore s’ils appartenaient à des passagers portés disparus de l’embarcation.
La Tunisie, dont les côtes se trouvent à environ 145 kilomètres (90 miles) de l’île italienne de Lampedusa, est un point de départ essentiel pour les migrants qui tentent d’entreprendre la périlleuse traversée de la Méditerranée dans l’espoir de trouver une vie meilleure en Europe.
La traversée de la Méditerranée centrale est la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
L’OIM a indiqué au début du mois que le nombre de décès de migrants en Méditerranée centrale avait plus que doublé au cours des quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période l’année dernière.
Au moins 914 migrants sont morts ou portés disparus sur cette route cette année, selon l’OIM.
En 2023, la Tunisie a signé un accord de 255 millions d’euros (290 millions de dollars) avec l’Union européenne, dont près de la moitié était destinée à la lutte contre la migration irrégulière.

















