Le gouvernement sénégalais a rejeté les informations publiées par le Financial Times selon lesquelles le pays aurait contracté discrètement un prêt de 650 millions d’euros pour éviter un défaut de paiement. Les autorités affirment que ces opérations ont été réalisées dans le respect des règles de transparence des marchés.
Selon le média britannique, les fonds auraient été obtenus auprès de Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank via des instruments financiers appelés total return swaps, permettant aux créanciers d’être remboursés en priorité en cas de défaut. Le ministère des Finances sénégalais soutient toutefois que ces opérations s’inscrivent dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement et à mobiliser des liquidités pour couvrir les besoins budgétaires de l’État.
Les autorités indiquent également que ces prêts, assortis d’un taux d’intérêt d’environ 7,1 % et arrivant à échéance en 2028, seraient plus avantageux que certains financements obtenus sur les marchés internationaux.
Cette controverse intervient alors que le pays mène des discussions délicates avec le Fonds monétaire international, qui a suspendu un programme d’aide de 1,8 milliard de dollars après avoir relevé des irrégularités dans les déclarations budgétaires sous l’administration de l’ancien président Macky Sall. Les nouvelles autorités accusent l’ancien pouvoir d’avoir dissimulé l’ampleur réelle de la dette publique.
Source: Newstimehub















