Madagascar: l’unité militaire ralliée à la contestation dit “prendre le pouvoir” après la destitution du président

Le colonel Michael Randrianirina a déclaré devant le palais présidentiel que l’armée prenait le pouvoir, dissoudrait le Sénat et la Haute Cour constitutionnelle, tout en maintenant l’Assemblée nationale.

Newstimehub

Newstimehub

14 Oct, 2025

0421c692658787576952f2e35b560be8a65b333378c1ef4370612c7769b709c7

L’unité militaire qui s’est ralliée au mouvement de contestation du président Andry Rajoelina à Madagascar a annoncé mardi « prendre le pouvoir » lors d’un discours à Antananarivo juste après le vote par l’Assemblée nationale qui a destitué le chef de l’État.

« On va prendre le pouvoir à partir d’aujourd’hui et on dissousera le Sénat et la Haute Cour constitutionnelle. L’Assemblée nationale, on la laisse continuer à travailler », a indiqué le colonel Michael Randrianirina devant le palais présidentiel dans le centre de la capitale malgache.

Contesté dans la rue et reclus dans un lieu inconnu, Andry Rajoelina, qui avait dissous un peu plus tôt mardi l’Assemblée, a dénoncé durant le vote le destitutant une “réunion (…) dépourvue de toute base légale”.

Le président malgache Andry Rajoelina a dissous mardi la chambre basse du Parlement, devançant ainsi un vote de l’opposition visant à le destituer de ses fonctions en raison de la crise politique qui secoue actuellement l’île.

Au total, 130 des 163 députés, soit plus de la majorité des deux tiers, ont voté en faveur de la destitution du chef de l’État, qui doit encore être formellement déclarée par la Haute cour constitutionnelle. Le chef de l’État avait refusé lundi toute démission.

 Rajoelina a été confronté pendant plus de deux semaines à des manifestations meurtrières, menées principalement par de jeunes manifestants, qui ont contraint le dirigeant de 51 ans à prendre refuge.