Lundi, le gouvernement égyptien a annoncé la libération de Sherif al-Rouby, figure historique du mouvement « 6 avril », accompagné d’El-Sayed Moshagheb et de Nermin Hussein. Selon un membre de la commission présidentielle chargée des grâces, cette décision intervient dans un contexte de pression sur Le Caire concernant les droits humains.
Sherif al-Rouby avait été arrêté en 2016 pour diffusion de fausses informations et accusations de terrorisme. Il avait déjà été brièvement libéré en 2022 avant d’être de nouveau détenu. Des organisations de défense des droits humains ont signalé qu’il avait souffert de négligence médicale pendant sa détention.
El-Sayed Moshagheb, ancien leader du groupe de supporters Ultras White Knights du club Zamalek, et Nermin Hussein, militante arrêtée pour critiques en ligne de la gestion de la pandémie, ont également été relâchés.
Le mouvement « 6 avril », créé en 2008 pour soutenir les mouvements de grève et les manifestations de 2011 contre Hosni Moubarak, reste fortement surveillé depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi, avec de nombreuses arrestations d’opposants.
Ces libérations sont perçues comme un signe limité d’ouverture, mais elles illustrent le maintien d’un contrôle strict de l’État sur l’espace politique et la vie civile en Égypte.
Source: Newstimehub















