Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé vendredi sa profonde inquiétude face à l’escalade de la violence au Darfour-Nord, au Soudan, condamnant les attaques incessantes des Forces de soutien rapide (FSR) contre El-Fashir.
« Le secrétaire général est consterné par les attaques incessantes des Forces de soutien rapide contre El-Fashir, au Darfour-Nord », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.
Le texte a rappelé qu’El-Fashir est assiégée depuis plus de 500 jours, laissant des centaines de milliers de civils piégés.
Il a également précisé que la région subit, depuis plusieurs semaines, « des bombardements quasi continus » ainsi que des attaques meurtrières répétées contre le camp de déplacés d’Abu Shouk, où des conditions de famine avaient été constatées fin de l’année dernière.
« Depuis le 11 août, les Nations unies ont documenté au moins 125 civils tués dans la région d’El-Fashir, y compris des exécutions sommaires, le nombre réel de victimes étant probablement plus élevé », indique le communiqué.
Guterres a exprimé sa préoccupation quant aux « graves risques de violations du droit international humanitaire ainsi que de violations et d’atteintes aux droits humains, y compris à caractère ethnique ».









