Des rassemblements au Niger pour dénoncer la résolution du Parlement européen sur Bazoum

Manifestants et responsables de la transition critiquent une tentative d’ingérence étrangère.

Newstimehub

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29 Mar, 2026

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Plusieurs manifestations ont été organisées samedi dans différentes villes du Niger, notamment à Niamey, pour protester contre la résolution du Parlement européen demandant la libération « immédiate et sans condition » de l’ancien président Mohamed Bazoum.

Dans la capitale, plus d’un millier de personnes se sont réunies à la Place de la Concertation, à proximité du siège du parlement, à l’appel d’organisations de la société civile, selon des sources locales.

Des représentants du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), au pouvoir depuis le renversement du président Bazoum le 26 juillet 2023, ont pris part au rassemblement, aux côtés de membres du gouvernement de transition, du parlement transitoire et du Conseil consultatif de la refondation.

Lors des prises de parole, plusieurs intervenants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une ingérence dans les affaires internes du Niger. Abdourahamane Oumarou, président du mouvement Urgences panafricaines, a critiqué une résolution qu’il juge « paternaliste », affirmant que les peuples africains ne tolèrent plus ce type d’attitude.

Le gouverneur de la région de Niamey, le général Ousmane Abdou Harouna, a déclaré que l’Union européenne semblait ignorer la nouvelle orientation politique du Niger depuis les événements de 2023.

De son côté, le président du parlement de transition, Mamoudou Harouna Djingarey, a estimé qu’aucune puissance étrangère ne pouvait imposer sa volonté au Niger.

Interrogé par Anadolu, l’acteur de la société civile Inoussa Moussa a également affirmé que cette résolution s’inscrivait dans une tentative de la France de rétablir son influence dans la région du Sahel et de préserver ses intérêts économiques.

Adoptée le 12 mars 2026 à Strasbourg, la résolution du Parlement européen condamne la détention jugée arbitraire de Mohamed Bazoum et de son épouse Khadidja, et appelle à leur libération immédiate ainsi qu’à celle d’autres personnes arrêtées après le coup d’État.

Élu président en 2021, Mohamed Bazoum reste détenu au palais présidentiel depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, aux côtés de son épouse.

Source: Newstimehub