Cameroun : la nomination du fils de Paul Biya relance les débats sur l’avenir du pouvoir

Le rétablissement du poste de vice-président, désormais au cœur du mécanisme de succession, suscite des interrogations sur une possible continuité familiale à la tête de l’État.

Newstimehub

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7 Apr, 2026

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Au Cameroun, une réforme politique récente a remis au centre des discussions la question de la succession présidentielle. Le chef de l’État, Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, a réintroduit la fonction de vice-président.

Dans la continuité de cette décision, il a nommé son fils, Franck Emmanuel Biya, à ce poste stratégique. Cette évolution intervient après l’adoption d’une modification constitutionnelle par une large majorité parlementaire.

Désormais, le vice-président est appelé à succéder automatiquement au président en cas de vacance du pouvoir, ce qui renforce l’importance de cette fonction dans l’architecture institutionnelle.

Les autorités mettent en avant la nécessité de garantir la stabilité politique et d’assurer une transition fluide en cas de crise.

Cependant, cette nomination est critiquée, notamment en raison du fait que le vice-président n’est pas élu par les citoyens mais directement désigné par le chef de l’État, ce qui alimente les soupçons de succession dynastique.

Par ailleurs, Franck Emmanuel Biya occupe déjà des rôles influents, notamment dans le domaine de la sécurité, ce qui renforce sa position au sommet de l’État.

La réapparition de ce poste, disparu depuis 1972, marque ainsi un tournant important dans le fonctionnement politique du pays.

Source: Newstimehub