Les relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et les États-Unis se sont fortement détériorées après les déclarations du nouvel ambassadeur américain à Pretoria, Leo Brent Bozell. Le gouvernement sud-africain l’a convoqué pour expliquer des propos jugés « non diplomatiques » concernant les mesures visant à corriger les inégalités héritées de l’apartheid.
Nommé récemment par l’administration Donald Trump, l’ambassadeur avait critiqué certaines politiques d’émancipation économique des Noirs, les comparant aux lois raciales de l’apartheid, lors d’une rencontre avec des chefs d’entreprise.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a défendu ces politiques, les considérant comme essentielles pour réduire les inégalités économiques et sociales et comme un principe constitutionnel central depuis 1994.
Cette controverse s’inscrit dans un contexte de relations déjà tendues, Washington accusant Pretoria de discriminer la minorité blanche — accusation contestée par plusieurs organisations et groupes afrikaners.
Selon le ministère sud-africain, l’ambassadeur aurait présenté ses excuses aux autorités locales, mais les États-Unis n’ont pas encore donné de réponse officielle. Cet épisode illustre un niveau de tension diplomatique inédit depuis la fin de l’apartheid.
Source: Newstimehub















