L’Égypte a démenti samedi toute implication dans l’escalade du conflit dans le nord de l’Éthiopie.
« La crise actuelle en Éthiopie est interne et l’Égypte n’y joue aucun rôle. Il ne faut pas se laisser entraîner par des tentatives visant à détourner l’attention des véritables motifs internes à l’origine des événements qui se déroulent en Éthiopie », a rapporté l’agence de presse officielle égyptienne MENA, citant une source officielle.
La source s’est dite surprise par la déclaration publiée jeudi par la Commission de l’Union africaine, qui appelait l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute action ou déclaration susceptible d’aggraver les tensions et de compromettre la paix et la stabilité régionales.
Le Caire « considère cette déclaration comme une tentative inexplicable de l’entraîner dans une affaire interne à l’Éthiopie », a déclaré la source.
Elle a affirmé que la politique étrangère égyptienne était fondée sur le droit international et les principes des chartes des Nations unies et de l’Union africaine, notamment le respect de la souveraineté, la non-ingérence et les relations de bon voisinage.
La déclaration publiée jeudi est intervenue après que l’Éthiopie et l’Érythrée eurent rompu leurs relations diplomatiques et que l’Égypte et l’Éthiopie eurent procédé à des expulsions réciproques de diplomates.
Les combats ont repris en septembre entre les forces fédérales éthiopiennes et une alliance d’opposition dirigée par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), les hostilités s’étendant à certaines parties du sud du Tigré et à la région voisine de l’Afar.

















