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Soudan : Washington conditionne le visa d’Al-Burhan à un cessez-le-feu

Du côté soudanais, l’ambassadeur auprès de l’ONU, Al-Harith Idriss Al-Harith, a demandé l’intervention immédiate d’Antonio Guterres, estimant que l’absence de visa empêcherait le dirigeant soudanais de représenter son pays devant l’Assemblée générale

Newstimehub

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23 Sep, 2026

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Les tensions se durcissent entre Washington et les autorités soudanaises. Les États-Unis retiennent le visa du général Abdel Fattah al-Burhan, attendu à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, alors que sa participation serait liée à son acceptation d’un cessez-le-feu de 90 jours proposé par l’émissaire américain Massad Boulos.

L’information, révélée par Reuters, intervient alors que Khartoum conteste l’approche américaine, jugée trop contraignante.

Du côté soudanais, l’ambassadeur auprès de l’ONU, Al-Harith Idriss Al-Harith, a demandé l’intervention immédiate d’Antonio Guterres, estimant que l’absence de visa empêcherait le dirigeant soudanais de représenter son pays devant l’Assemblée générale. Le secrétaire général de l’ONU s’est dit « profondément préoccupé » et affirme être en contact avec Washington.

Khartoum maintient sa position : le Soudan dit soutenir la paix, mais refuse qu’un accord soit imposé de l’extérieur. Des sources diplomatiques affirment qu’al-Burhan souhaite que toute proposition de cessez-le-feu puisse faire l’objet de modifications et de négociations. Le gouvernement soudanais avait déjà exprimé des réserves sur le plan américain en juillet.

Washington, de son côté, affirme désormais que ni l’armée soudanaise ni les Forces de soutien rapide (RSF) ne représentent une autorité constitutionnelle légitime au Soudan. Les États-Unis menacent également d’augmenter la pression sur les deux camps et sur les réseaux qui alimentent la guerre.

Si le visa n’est pas délivré, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mohieldin Salem, pourrait finalement prononcer le discours prévu à l’ONU. Pour Khartoum, l’enjeu dépasse donc le déplacement d’un dirigeant : il touche à la capacité du Soudan à faire entendre sa position directement sur la scène internationale, alors que la guerre entre l’armée et les RSF se poursuit depuis avril 2023.

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