Le scrutin a débuté à 6 h jeudi lors de l’élection générale en Zambie, avec une forte participation et une atmosphère paisible.
Des files d’attente se sont formées devant les bureaux de vote dès 4 h, de nombreux jeunes et adultes se présentant en grand nombre pour voter.
Quatorze candidats à la présidentielle, dont le président sortant Hakainde Hichilema, briguent la tête de l’État pour les cinq prochaines années.
Hichilema brigue un second mandat, après avoir remporté une large victoire en 2021 en obtenant plus de 2,8 millions de voix contre le président de l’époque Edgar Lungu.
Le challenger d’Hichilema
Le principal adversaire du président, parmi treize autres prétendants, est Brian Mundubile, un ancien ministre de 55 ans du gouvernement du Front patriotique (FP) qui a gouverné de 2011 à 2021.
Soutenu par une alliance de partis d’opposition, Mundubile s’est lancé dans la course en mai et se présente sous la bannière du nouveau parti NRPUP, qui puise une grande partie de sa base politique au sein du FP.
Les électeurs choisiront également de nouveaux députés, des maires de ville, des présidents de conseils municipaux et des conseillers de circonscription.
Le candidat présidentiel vainqueur doit obtenir 50 % plus une des voix exprimées, la commission électorale nationale indiquant que le vainqueur pourrait, de manière provisoire, être connu d’ici lundi.
Promesse de campagne
Hichilema, 64 ans, a obtenu son premier mandat de cinq ans en 2021 à sa sixième tentative et mise sur la création d’emplois et un ambitieux plan d’infrastructures pour assurer sa réélection.
Si l’inflation est retombée à 6,8 % en avril et que le kwacha s’est raffermi, de nombreux ménages font encore face à des coûts élevés de l’alimentation et de l’énergie.
Le pays est depuis longtemps considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique.
Les votes en Zambie suivent traditionnellement des lignes régionales, le parti d’Hichilema étant le plus fort dans le sud et l’ouest, tandis que le FP conserve des poches de soutien dans le nord et la Copperbelt.
Les résultats de la présidentielle sont attendus d’ici le 17 août. Le vainqueur doit obtenir plus de 50 % pour éviter un second tour.
Les électeurs élisent également 226 sièges à l’Assemblée, contre 156 lors de la législature précédente.

















