Tima Medya

Grâce à ses réformes minières, le Mali vise 800 millions de dollars pour ses grands projets

Le Mali estime que son fonds alimenté par les revenus miniers pourrait mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars pour financer des projets d’infrastructures.

Newstimehub

Newstimehub

4 Aug, 2026

d3f2a4d0 fd76 4568 9007 a0f45fd1b361 1785826128287

Le Mali pourrait s’appuyer sur les recettes issues de ses récentes réformes du secteur minier pour lever jusqu’à 500 milliards de francs CFA (environ 883 millions de dollars) afin de financer des projets dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports, a annoncé le ministre malien de l’Économie et des Finances.

Ces déclarations donnent un premier aperçu de la manière dont les autorités de transition entendent utiliser les recettes supplémentaires générées par la réforme du Code minier de 2023, qui a augmenté les redevances et renforcé la participation de l’État dans les projets miniers, provoquant des différends avec plusieurs compagnies, dont la société canadienne Barrick.

Les autorités avaient indiqué en décembre qu’un audit gouvernemental avait permis de récupérer 761 milliards de francs CFA d’arriérés présumés auprès des sociétés minières.

Des ressources destinées aux infrastructures

S’exprimant à la télévision d’État après la première réunion du Fonds de développement des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, le ministre Alousseni Sanou a indiqué que le fonds avait mobilisé 109,14 milliards de francs CFA entre le 1er janvier 2025 et le 30 juin 2026.

Créé en 2023, ce fonds est alimenté exclusivement par les contributions des détenteurs de permis d’exploitation minière, qu’ils soient industriels ou artisanaux. Selon le ministre, il est financé notamment par 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des exploitants ainsi que par 10 % des taxes ad valorem durant les cinq premières années d’exploitation d’une mine, un taux porté à 2 % par la suite.

Alousseni Sanou a précisé que le fonds génère au moins 50 milliards de francs CFA par an et qu’il pourrait servir de garantie pour mobiliser des financements beaucoup plus importants en faveur des infrastructures.

De son côté, le ministre des Infrastructures et des Transports, Dembélé Madina Sissoko, a indiqué que les premiers projets soumis au fonds concernent notamment le développement du réseau ferroviaire, la construction de routes, l’acquisition de bateaux ainsi que des projets liés à la compagnie publique Mali Airlines SA.

Comme plusieurs pays africains riches en ressources naturelles, le Mali cherche à accroître les bénéfices tirés de son secteur minier. Le Ghana a également adopté une approche similaire en approuvant l’utilisation des revenus miniers pour financer son vaste programme national d’infrastructures baptisé « Big Push ».

Topfiyt Dijital Platform