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Scandale en Afrique du Sud : Ramaphosa peut-il survivre politiquement ?

Une commission parlementaire ouvre lundi une procédure de destitution contre Cyril Ramaphosa dans le scandale « Farmgate », où des millions en cash avaient été cachés dans un canapé de sa ferme.

Newstimehub

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29 May, 2026

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Le Parlement sud-africain a fixé à lundi la première réunion d’une commission de destitution chargée d’examiner les accusations liées au scandale du « Farmgate » dans lequel le président Cyril Ramaphosa est cité, a annoncé jeudi le parti de l’Alliance démocratique (DA).

Cette réunion marque une nouvelle étape dans la procédure de destitution relancée ce mois-ci par la Cour constitutionnelle.

Ramaphosa nie tout acte répréhensible dans ce scandale, né après le vol en 2020 de liasses de billets dissimulées dans un canapé de sa ferme. L’affaire a soulevé des interrogations sur l’origine de cet argent et les raisons pour lesquelles il était caché dans des meubles.

« La bonne nouvelle, c’est que le Parlement semble faire avancer le processus », a déclaré le chef du groupe parlementaire du DA, George Michalakis.

La première tâche des 31 membres de la commission sera d’élire un président. Selon Michalakis, « le DA estime fermement que cette personne ne devrait pas être issue de l’ANC ».

Le DA est le deuxième plus grand parti de la coalition gouvernementale dirigée par le Congrès national africain (ANC) de Ramaphosa. Malgré cette alliance, le parti reste critique envers le président et affirme qu’il le tiendra responsable si des actes répréhensibles sont établis.

Ramaphosa pourrait tenter de bloquer la procédure

Ni le porte-parole du Parlement ni celui de Ramaphosa n’ont souhaité commenter cette annonce.

Mardi, le président a déposé un recours judiciaire contre un rapport d’un panel indépendant ayant conclu à l’existence d’éléments préliminaires suggérant une faute de sa part. Selon certains analystes juridiques, cette démarche pourrait retarder la procédure de destitution.

Ramaphosa a également menacé de demander en urgence à la justice de suspendre la procédure parlementaire si celle-ci avançait pendant que son recours est encore en cours d’examen.

L’ANC détient environ 40 % des sièges à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de bloquer un éventuel vote de destitution, lequel nécessiterait une majorité des deux tiers pour être adopté. La direction du parti a affirmé soutenir pleinement le président.

Cependant, l’ANC ne dispose que de 9 sièges sur les 31 que compte la commission de destitution.

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