Bassin du Congo : des écosystèmes fragilisés par la superposition des activités humaines

Entre exploitation minière et pressions économiques, les forêts du Mayombe et du Chaillu en situation critique.

Newstimehub

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4 May, 2026

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La Journée mondiale de la Terre a récemment remis en lumière les enjeux liés à la protection des écosystèmes à l’échelle mondiale, notamment dans le Bassin du Congo.

Au Congo-Brazzaville, les forêts du Mayombe et du Chaillu font face à une forte pression liée à la coexistence de multiples activités sur les mêmes espaces.

Cette superposition des usages concerne aussi bien les projets miniers que les exploitations forestières et les activités artisanales locales.

Dans plusieurs zones du Mayombe, des opérations minières s’étendent sur des unités forestières, entraînant une réduction importante des surfaces naturelles.

Des espaces protégés, comme la réserve de Dimonika, ont également été affectés par des activités d’extraction, malgré des interdictions officielles.

Les travaux miniers et les défrichements ont profondément modifié le paysage et perturbé les équilibres écologiques.

L’exploitation artisanale de l’or contribue elle aussi à accentuer la pression sur les sols et les ressources naturelles.

Dans la région du Chaillu, la superposition entre permis forestiers et projets miniers aggrave les tensions sur l’utilisation des terres.

Ces activités provoquent une dégradation importante des forêts et participent à la libération de carbone stocké dans la végétation et les sols.

Les conséquences environnementales se traduisent également par une atteinte à la biodiversité et une pollution des cours d’eau.

Les autorités nationales affirment vouloir renforcer la planification et améliorer la gestion des terres afin de limiter ces impacts.

Cependant, la mise en œuvre des mécanismes de coordination reste encore partielle et peu efficace sur le terrain.

Dans la région du Bassin du Congo, plusieurs pays partagent des problématiques similaires et cherchent à mieux organiser l’usage de leurs territoires.

La préservation durable de ces écosystèmes dépend désormais d’une gouvernance plus rigoureuse et d’une meilleure harmonisation des politiques de développement.

Source: Newstimehub