Trois organisations internationales, Trial International, l’Union panafricaine des avocats et la Fédération internationale pour les droits humains, ont introduit une requête devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
La procédure vise les autorités du Mali, accusées d’implication ou de responsabilité dans des violations graves commises contre des civils lors d’opérations militaires en 2022, notamment dans la localité de Moura.
Selon les requérants, ces opérations auraient entraîné la mort de centaines de civils et impliqué des éléments des forces armées maliennes ainsi que des partenaires étrangers associés à l’ancienne structure Wagner, aujourd’hui réorganisée sous le nom d’Africa Corps.
Les ONG évoquent également des abus graves présumés : détentions arbitraires, actes de torture, violences sexuelles et disparitions forcées.
Elles demandent à la Cour de reconnaître la responsabilité de l’État pour ne pas avoir protégé les civils, ni mené d’enquêtes efficaces, ni garanti justice et réparations aux victimes. Selon elles, cette affaire pourrait établir un précédent juridique majeur sur l’usage de sociétés militaires privées dans les conflits africains.
Les organisations s’appuient sur divers rapports d’enquête et analyses indépendantes documentant les événements dans le centre du Mali.
De son côté, le gouvernement malien n’a pas encore réagi officiellement à cette procédure. Il a déjà rejeté des accusations similaires, affirmant que les forces étrangères présentes dans le pays jouent uniquement un rôle d’instruction et que les opérations militaires visent exclusivement des groupes armés terroristes.
Les autorités assurent par ailleurs que les forces armées respectent les normes internationales du droit humanitaire et agissent dans un cadre légal strict.
Source: Newstimehub















