Australie : refus de rapatriement pour des femmes liées à l’EI, Canberra durcit sa position

Le gouvernement de l’Australie maintient une ligne ferme envers des ressortissantes retenues dans un camp à la frontière irako-syrienne, les contraignant à rentrer par leurs propres moyens au risque de poursuites judiciaires, malgré les inquiétudes sur une possible radicalisation accrue.

Newstimehub

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26 Apr, 2026

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Le gouvernement de l’Australie a réaffirmé son refus de rapatrier quatre femmes, ainsi que leurs enfants et petits-enfants, actuellement détenus dans un camp de réfugiés situé à la frontière entre l’Irak et la Syrie. Présentes sur place depuis près de sept ans, ces ressortissantes sont liées à d’anciens combattants du groupe terroriste État islamique.

Canberra maintient ainsi une position déjà exprimée en février, lorsqu’un groupe plus large de femmes issues du même camp avait tenté de revenir dans le pays. Les autorités australiennes avaient alors clairement indiqué que ces individus devraient assumer les conséquences de leurs choix, tout en précisant qu’un retour sur le territoire national pourrait entraîner des poursuites judiciaires.

Cette ligne dure tranche avec certaines décisions passées, notamment sous l’ancien Premier ministre Scott Morrison, qui avait autorisé en 2019 le rapatriement de plusieurs enfants ainsi que de deux combattants australiens. Le gouvernement actuel adopte ainsi une approche plus restrictive que ses prédécesseurs.

Plusieurs experts mettent toutefois en garde contre les effets potentiels de cette politique, estimant que le refus de rapatriement pourrait favoriser une radicalisation accrue des personnes concernées et compliquer leur prise en charge sécuritaire et humanitaire à long terme.


SOURCE: Newstimehub