Togo : Vers un audit rigoureux du secteur des carrières et des recettes minières

Le ministère délégué chargé de l’Énergie lance une vaste opération de contrôle pour optimiser la traçabilité et la conformité du secteur extractif.

Newstimehub

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19 Apr, 2026

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Une volonté de transparence et de régulation
Le gouvernement togolais franchit une nouvelle étape dans la gestion de ses ressources naturelles. Le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières a officiellement annoncé le lancement d’un audit approfondi portant sur l’extraction des matériaux de construction. Cette initiative, concrétisée par un appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant, vise à établir une radiographie précise d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Rapprochement des données et contrôle technique
L’audit prévoit des missions de terrain rigoureuses pour évaluer l’état réel des gisements et contrôler les dispositifs de mesure grâce à des outils technologiques modernes. L’un des enjeux majeurs réside dans la réconciliation des données : les volumes extraits seront comparés aux déclarations fiscales des sociétés et aux paiements effectués auprès des collectivités territoriales. Cette procédure permettra d’identifier d’éventuels écarts et de garantir que les taxes, redevances et contributions au développement local sont perçues à leur juste valeur.
Une approche multidimensionnelle : fiscalité et environnement
Au-delà de l’aspect purement comptable, cette mission intègre une dimension sociale et environnementale cruciale. Les experts devront vérifier la conformité des exploitations avec les autorisations en vigueur et évaluer l’impact des activités sur les sites. L’objectif est double : assurer une exploitation minière durable et renforcer la responsabilité des opérateurs vis-à-vis des communautés locales, tout en s’assurant que la réglementation est scrupuleusement respectée sur l’ensemble du territoire.
Vers des réformes structurelles
La mission, dont les résultats sont attendus trois mois après son démarrage, doit doter l’État togolais d’une base documentaire fiable et actualisée. Ces données serviront de socle à de futures réformes visant à assainir le secteur extractif et à maximiser son apport au budget national. Les consultants intéressés ont jusqu’au 29 avril 2026 pour soumettre leurs dossiers, marquant le début d’une phase de transformation pour le paysage minier togolais.

SOURCE : Newstimehub