Une étape décisive pour la coopération militaire
Réunis à Ouagadougou les 16 et 17 avril 2026, les chefs d’état-major des armées de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi une étape majeure dans la structuration de leur défense commune. Cette session du Comité des chefs d’état-major de la Confédération (CCEMC) visait à examiner et approuver les orientations stratégiques de la future Force unifiée, un pilier central pour la stabilité régionale.
Validation technique et montée en puissance
Les travaux se sont concentrés sur la validation des recommandations issues d’une intense phase d’expertise technique menée plus tôt dans le mois. L’objectif est de doter la Force unifiée, forte de 15 000 hommes, d’un cadre opérationnel robuste. Les décisions prises visent à optimiser l’efficacité du dispositif sur le terrain, en garantissant que le commandement dispose des moyens nécessaires pour remplir ses missions de sécurisation.
Coordination et lutte antiterroriste
Au cœur des échanges, la lutte contre le terrorisme demeure la priorité absolue. Le général de brigade Moussa Diallo a souligné que ces nouvelles orientations faciliteront la conduite des opérations conjointes. En renforçant la coordination entre les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger, l’AES entend créer un bloc défensif homogène capable de répondre avec fermeté à toute menace pesant sur l’espace confédéral.
Un message de fermeté et de souveraineté
Cette rencontre envoie un signal fort : la Force unifiée est prête à agir. Les conclusions de ce sommet militaire, qui seront soumises à l’approbation finale des chefs d’État de l’AES, marquent la volonté des trois nations de prendre en main leur propre sécurité. Le message porté par les hauts responsables militaires est clair : toute agression contre l’un des membres se heurtera désormais à une riposte collective et coordonnée.













