Le Parlement irakien a porté Nizar Amidi à la présidence de la République, après sa victoire au second tour du scrutin avec 227 voix sur 249. Il devient ainsi le sixième chef de l’État depuis la chute du régime en 2003.
Candidat de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), il succède à Abdul Latif Rashid, au terme d’un processus électoral en deux étapes. Aucun candidat n’ayant atteint la majorité requise lors du premier tour, un second tour a été organisé.
Lors de cette nouvelle phase, opposant les deux candidats les mieux placés, Amidi a largement dominé son adversaire, Muthanna Amin, qui n’a recueilli que 15 voix, tandis que sept bulletins ont été déclarés nuls.
Selon la Constitution irakienne, le premier tour nécessite une majorité des deux tiers des députés. À défaut, un second tour est organisé, où une majorité simple permet de désigner le président.
Le vote s’est tenu après plusieurs reports liés à des divergences entre les deux grands partis kurdes, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’UPK, qui se disputent traditionnellement ce poste dans le cadre du système politique irakien.
Dans ce système de répartition du pouvoir, la fonction présidentielle est réservée à un représentant kurde, tandis que les autres postes clés sont attribués à d’autres composantes politiques du pays.
Après l’annonce des résultats, le nouveau président a été invité à prêter serment devant le Parlement. Il devra ensuite désigner, dans un délai de 15 jours, un candidat issu du bloc parlementaire majoritaire pour former le gouvernement.
Source: Newstimehub











